Comment faire un DUERP ? Cette question revient régulièrement chez les dirigeants et responsables d’entreprise qui souhaitent se mettre en conformité avec leurs obligations en matière de santé et de sécurité au travail.
Le DUERP, ou Document unique d’évaluation des risques professionnels, permet de formaliser les résultats de l’évaluation des risques auxquels les travailleurs peuvent être exposés. Il constitue le point de départ d’une démarche de prévention et doit permettre à l’entreprise de définir des actions concrètes pour réduire les risques professionnels.
Mais réaliser un DUERP ne consiste pas simplement à télécharger un modèle, à remplir quelques tableaux et à archiver le document.
Pour être réellement utile, le DUERP doit partir de la réalité du travail : les activités exercées, les postes, les équipements, l’organisation, les locaux et les situations auxquelles les salariés sont effectivement confrontés.
Alors, comment créer un DUERP efficace ? Voici une méthode en 8 étapes, ainsi que les raisons pour lesquelles l’accompagnement d’un consultant extérieur peut faire toute la différence.
Qu’est-ce qu’un DUERP ?
Le DUERP est le document dans lequel l’employeur formalise les résultats de son évaluation des risques professionnels.
L’obligation concerne les entreprises dès l’embauche du premier salarié. Le document doit notamment comporter un inventaire des risques identifiés dans chaque unité de travail de l’entreprise ou de l’établissement.
Le DUERP n’est toutefois pas une simple formalité administrative.
L’INRS rappelle que l’évaluation des risques constitue le point de départ de la démarche de prévention. Elle doit permettre d’identifier les dangers, d’analyser les risques et de définir les mesures de prévention adaptées.
L’objectif n’est donc pas seulement d’avoir un DUERP. L’objectif est d’avoir un DUERP pertinent, à jour et réellement exploitable.
Pour en savoir plus sur la définition et les obligations du DUERP : cliquez ici
Préparer la démarche du DUERP
Avant de commencer à faire un DUERP, il est important de définir une méthode.
Cette première étape consiste notamment à déterminer :
- le ou les établissements concernés ;
- les activités réalisées ;
- les différents métiers et fonctions ;
- les effectifs concernés ;
- les équipements et machines utilisés ;
- les produits ou substances manipulés ;
- l’organisation du travail ;
- les horaires et rythmes de travail ;
- les situations particulières d’exposition.
Il est également pertinent de réunir les informations déjà disponibles dans l’entreprise :
- accidents du travail ;
- incidents et presque-accidents ;
- maladies professionnelles ;
- fiches de données de sécurité ;
- fiches de poste ;
- notices des équipements ;
- remontées des salariés ;
- observations du service de prévention et de santé au travail ;
- éventuels rapports ou contrôles précédents.
Cette préparation permet d’éviter une erreur fréquente : commencer directement par un tableau de cotation sans avoir défini précisément ce que l’on souhaite observer.
Pourquoi faire intervenir les salariés ?
Les salariés connaissent leur activité et les difficultés rencontrées au quotidien.
Ils peuvent notamment signaler des situations qui ne figurent pas dans les procédures officielles : gestes répétitifs, contraintes de temps, manutentions imprévues, problèmes d’organisation, difficultés liées aux équipements ou situations générant du stress.
L’évaluation doit donc porter sur le travail réel et pas uniquement sur le travail prescrit.
Identifier les unités de travail dans un DUERP
Deuxième étape pour réaliser un DUERP : identifier les unités de travail.
L’unité de travail permet de regrouper des situations de travail présentant des caractéristiques et des risques suffisamment proches pour être analysées ensemble.
Elle ne correspond pas nécessairement à un poste précis.
Une entreprise peut par exemple distinguer :
- Administration et travail sur écran
- Commercial et déplacements professionnels
- Production
- Maintenance
- Logistique
- Réception et expédition
- Travail en extérieur
Le bon niveau de découpage est essentiel.
Un découpage trop général risque de masquer certaines situations particulières. À l’inverse, un découpage excessivement détaillé peut rendre le DUERP difficile à exploiter et à actualiser.
Le bon DUERP est celui qui reflète l’organisation réelle de l’entreprise.

Identifier les dangers dans le DUERP
Une fois les unités de travail définies, il faut identifier les dangers présents dans chaque situation de travail.
La question à se poser est simple :
Qu’est-ce qui peut provoquer un dommage pour le salarié dans cette situation de travail ?
Selon l’activité, l’analyse peut notamment porter sur :
Risques physiques
- chutes de plain-pied ;
- chutes de hauteur ;
- manutentions manuelles ;
- bruit ;
- vibrations ;
- températures extrêmes ;
- risques liés aux machines ;
- risques électriques.
Risques chimiques
Il faut notamment identifier les produits utilisés, leurs conditions de stockage et de manipulation ainsi que les éventuelles voies d’exposition.
Risques biologiques
Ils peuvent concerner certaines activités médicales, sociales, alimentaires, agricoles, de nettoyage ou encore de gestion des déchets.
Risques psychosociaux
L’évaluation doit également s’intéresser à des facteurs tels que :
- charge de travail ;
- contraintes temporelles ;
- manque d’autonomie ;
- relations de travail ;
- conflits ;
- violences externes ;
- travail isolé ;
- changements organisationnels.
Risques liés aux déplacements
Les déplacements professionnels, la conduite de véhicules ou les déplacements sur des sites extérieurs doivent également être pris en compte lorsque l’activité le justifie.
Une bonne évaluation ne se limite donc pas aux risques les plus visibles.
Évaluer les risques dans le DUERP
Identifier un danger ne suffit pas.
Il faut ensuite déterminer le niveau de risque associé à la situation de travail.
Pour cela, l’entreprise peut définir une méthode d’évaluation reposant sur différents critères, par exemple :
- la fréquence d’exposition ;
- la durée d’exposition ;
- le nombre de personnes concernées ;
- la probabilité de survenue ;
- la gravité potentielle ;
- les mesures de prévention déjà existantes.
Une grille de cotation peut ensuite permettre de classer les risques.
Mais attention à ne pas tomber dans le piège du « tout chiffrer ».
Une cotation très précise ne garantit pas une évaluation pertinente.
La question essentielle reste :
Pourquoi ce risque existe-t-il et comment pouvons-nous le réduire ?
L’INRS rappelle que l’évaluation des risques doit notamment conduire à la mise en œuvre d’actions de prévention adaptées.
Hiérarchiser les risques dans le DUERP
Une fois les risques évalués, il faut les hiérarchiser.
Cette étape permet à l’entreprise de déterminer les situations qui doivent être traitées en priorité.
Par exemple :
| Niveau de priorité | Situation | Action |
|---|---|---|
| Élevé | Risque important et exposition fréquente | Action prioritaire |
| Moyen | Risque maîtrisé partiellement | Amélioration à programmer |
| Faible | Risque limité et mesures efficaces | Surveillance |
Cette hiérarchisation doit rester cohérente avec la réalité de l’entreprise.
Deux risques ayant une note proche peuvent nécessiter des réponses différentes selon les salariés concernés, la fréquence d’exposition ou les mesures de prévention déjà mises en place.
L’intérêt d’un regard extérieur
C’est également à ce stade que l’intervention d’un consultant QHSE peut apporter une réelle valeur ajoutée.
Une personne extérieure à l’entreprise n’a pas les mêmes habitudes ni les mêmes biais qu’un responsable qui travaille quotidiennement dans l’organisation.
Elle peut poser des questions simples mais importantes :
Pourquoi cette situation est-elle organisée de cette manière ?
Cette mesure de prévention est-elle réellement appliquée ?
Pourquoi ce risque est-il considéré comme acceptable ?
Existe-t-il une solution permettant de supprimer le danger plutôt que de simplement protéger le salarié ?
Ce regard extérieur peut permettre de faire émerger des risques ou des solutions qui n’avaient pas été identifiés en interne.

Construire le plan d’action dans le DUERP
Le DUERP ne doit pas simplement constater les risques.
Il doit permettre de définir des actions de prévention.
Pour chaque risque prioritaire, il est recommandé de préciser :
- l’action à réaliser ;
- le responsable ;
- le délai ;
- les moyens nécessaires ;
- la priorité ;
- l’indicateur permettant de suivre sa réalisation.
Par exemple :
Risque : manutention manuelle de charges
Action possible : réduire la manutention grâce à un équipement d’aide à la manutention.
Responsable : responsable de production.
Échéance : 3 mois.
Indicateur : équipement installé et utilisé par les salariés concernés.
Cette approche transforme le DUERP en véritable outil de pilotage de la prévention.
Pour les entreprises de moins de 50 salariés, les résultats de l’évaluation doivent notamment déboucher sur une liste d’actions de prévention et de protection. À partir de 50 salariés, la démarche s’inscrit notamment dans le cadre du programme annuel de prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail (PAPRIPACT)
Formaliser le DUERP
Une fois l’analyse réalisée, les résultats doivent être regroupés dans le Document unique.
Il n’existe pas un modèle unique de DUERP imposé à toutes les entreprises. Le document doit surtout être adapté à l’activité et à l’organisation de l’entreprise, lisible et exploitable.
Un DUERP peut notamment comprendre :
- une présentation de l’entreprise ;
- la méthode d’évaluation retenue ;
- les unités de travail ;
- les risques identifiés ;
- leur évaluation et leur hiérarchisation ;
- les mesures de prévention existantes ;
- les actions complémentaires à mettre en œuvre ;
- les modalités de suivi.
Peut-on utiliser un modèle DUERP ?
Oui, un modèle peut être utile pour structurer la démarche.
Mais il ne faut pas confondre modèle de document et évaluation des risques.
Un fichier Excel ou Word téléchargé sur Internet ne connaît pas les spécificités de votre entreprise.
Le risque est alors de produire un DUERP très bien présenté mais insuffisamment représentatif de la réalité du travail.
Les outils proposés par l’INRS peuvent également aider certaines TPE et PME à réaliser leur évaluation et à construire leur plan d’action.
L’outil facilite la démarche ; il ne remplace pas l’analyse.
Faire vivre le DUERP
Un DUERP ne doit jamais être considéré comme un document « terminé ».
Il doit évoluer avec l’entreprise.
Dans les entreprises d’au moins 11 salariés, le DUERP doit être mis à jour au moins une fois par an. Quel que soit l’effectif, une mise à jour est également nécessaire notamment en cas d’aménagement important modifiant les conditions de santé, de sécurité ou de travail, ou lorsqu’une nouvelle information concernant l’évaluation d’un risque est portée à la connaissance de l’employeur.
Une mise à jour peut notamment être déclenchée par :
- un déménagement ;
- l’achat d’une nouvelle machine ;
- l’introduction d’un nouveau produit ;
- une réorganisation ;
- une modification des horaires ;
- un changement d’activité ;
- un accident du travail ;
- l’apparition d’un nouveau risque ;
- une évolution importante des conditions de travail.
Le suivi des actions est donc aussi important que la rédaction du document.
Un DUERP pertinent en janvier peut devenir obsolète quelques mois plus tard si l’entreprise a profondément évolué.
Les erreurs à éviter quand on fait un DUERP
1. Copier un DUERP trouvé sur Internet
C’est probablement l’une des erreurs les plus fréquentes.
Un document générique peut servir de base de réflexion, mais il ne peut pas remplacer une évaluation adaptée aux situations de travail de l’entreprise.
2. Faire le DUERP uniquement depuis son ordinateur
L’évaluation des risques nécessite de comprendre les activités réellement réalisées.
Une visite des locaux et des postes de travail est souvent indispensable pour observer les situations concrètes.
3. Oublier les risques psychosociaux
Stress, charge de travail, conflits, manque d’autonomie ou encore violences externes peuvent constituer de véritables facteurs de risques professionnels.
Ils ne doivent pas être oubliés simplement parce qu’ils sont plus difficiles à mesurer.
4. Se contenter d’une note de risque
Une cotation ne constitue pas une action de prévention.
Le DUERP doit déboucher sur des mesures concrètes.
5. Faire appel à un prestataire uniquement pour obtenir un document
L’objectif ne doit pas être de recevoir un DUERP à archiver.
Un accompagnement pertinent doit permettre à l’entreprise de comprendre ses risques et de définir les actions permettant de les réduire.
6. Ne jamais mettre à jour le DUERP
Le document unique est une démarche dynamique.
Les versions successives doivent être conservées pendant au moins 40 ans à compter de leur élaboration, ce qui permet notamment d’assurer la traçabilité de l’évolution de l’évaluation des risques.
Quand faire appel à un consultant QHSE?
Est-il obligatoire de faire appel à un consultant QHSE pour réaliser un DUERP ?
Non. L’employeur reste responsable de l’évaluation des risques et peut réaliser la démarche en interne.
Mais faire son DUERP soi-même n’est pas toujours la solution la plus pertinente.
Un accompagnement extérieur peut être particulièrement intéressant lorsque :
- l’entreprise ne dispose pas des compétences nécessaires en interne ;
- le responsable manque de temps ;
- l’activité présente des risques techniques ou multiples ;
- l’entreprise vient de se créer ;
- le DUERP n’a jamais été réalisé ;
- le document existant est ancien ou incomplet ;
- l’entreprise a connu une réorganisation importante ;
- plusieurs établissements ou métiers doivent être analysés ;
- les risques psychosociaux nécessitent une analyse approfondie ;
- l’entreprise souhaite disposer d’un regard indépendant.
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Pourquoi faire appel à un consultant extérieur pour son DUERP ?
Un regard neuf sur l’entreprise
Avec le temps, certaines pratiques deviennent normales aux yeux des personnes qui les côtoient quotidiennement.
Le consultant extérieur apporte un regard différent et peut identifier des situations auxquelles l’entreprise ne prête plus attention.
Une analyse du travail réel
L’accompagnement ne doit pas se limiter à l’étude de documents.
Un consultant peut observer les postes, échanger avec les salariés et confronter les procédures à la réalité du terrain.
Une méthodologie éprouvée
La réalisation d’un DUERP nécessite de passer par plusieurs étapes : unités de travail, identification des dangers, évaluation, hiérarchisation et plan d’action.
Une méthodologie structurée permet d’éviter les oublis et de conserver une cohérence dans le temps.
Une meilleure objectivité
Le consultant n’est pas impliqué dans les habitudes internes.
Il peut donc plus facilement questionner certaines organisations ou mesures de prévention existantes.
Un plan d’action réellement exploitable
Le but n’est pas d’accumuler des risques dans un tableau.
L’objectif est de déterminer quelles actions mettre en œuvre, dans quel ordre et avec quels moyens.
C’est souvent cette transformation de l’évaluation en plan d’action qui donne toute sa valeur au DUERP.
Faire son DUERP soi-même ou se faire accompagner ?
Les deux approches sont possibles.
Une petite entreprise disposant de temps, de compétences internes et d’une activité relativement simple peut s’appuyer sur les ressources disponibles pour construire sa démarche.
L’INRS propose d’ailleurs des outils adaptés à certaines activités des TPE et PME afin de les aider à évaluer leurs risques, réaliser leur document unique et construire leur plan d’action.
Mais lorsque l’entreprise manque de recul, de temps ou d’expertise, l’accompagnement par un consultant extérieur peut représenter un gain important en qualité et en efficacité.
Le consultant ne remplace pas l’employeur dans sa responsabilité. Il apporte son expertise pour aider l’entreprise à mieux identifier ses risques, les analyser et définir les mesures de prévention adaptées.
Le véritable enjeu n’est donc pas simplement de savoir qui va remplir le DUERP, mais de savoir si l’évaluation réalisée permettra réellement d’améliorer la sécurité et les conditions de travail.
Combien coûte un DUERP ?
Le coût d’un accompagnement DUERP dépend fortement de la situation de l’entreprise.
Plusieurs facteurs peuvent notamment être pris en compte :
- nombre de salariés ;
- nombre de sites ;
- nombre d’unités de travail ;
- complexité des activités ;
- niveau de risque ;
- nombre de postes à analyser ;
- besoin d’entretiens avec les salariés ;
- nécessité de réaliser des observations terrain ;
- accompagnement dans le plan d’action ;
- suivi et mise à jour du document.
Il est donc préférable de demander un devis après un premier échange permettant au consultant de comprendre le contexte de l’entreprise.
Un accompagnement DUERP ne doit pas être évalué uniquement sur le prix du document final. Il faut surtout regarder la qualité de l’analyse, la pertinence des actions proposées et la capacité du dispositif à être utilisé dans le temps.
Pour en savoir plus sur le coût d’un DUERP : cliquez ici
Comment faire un DUERP : les 8 étapes à retenir
Pour résumer, faire un DUERP consiste à suivre une véritable démarche de prévention :
1. Préparer la démarche
Définir le périmètre, la méthode et les personnes à associer.
2. Identifier les unités de travail
Découper l’entreprise selon les situations de travail réellement rencontrées.
3. Identifier les dangers
Repérer ce qui peut provoquer un dommage pour les travailleurs.
4. Évaluer les risques
Analyser les niveaux d’exposition et les mesures de prévention existantes.
5. Hiérarchiser les risques
Déterminer les situations qui nécessitent une action prioritaire.
6. Construire le plan d’action
Définir des mesures de prévention concrètes, avec des responsables et des échéances.
7. Formaliser le DUERP
Transcrire les résultats de l’évaluation dans un document clair et adapté à l’entreprise.
8. Faire vivre le document
Mettre à jour l’évaluation et suivre les actions de prévention.
FAQ : les questions fréquentes sur le DUERP
Qui doit faire le DUERP ?
L’employeur est responsable de la réalisation et de la mise à jour du DUERP. Il peut s’appuyer sur des personnes compétentes au sein de l’entreprise, le service de prévention et de santé au travail ou des intervenants extérieurs.
Peut-on faire un DUERP gratuitement ?
Oui, une entreprise peut réaliser elle-même son évaluation et formaliser son DUERP. Des ressources et outils gratuits sont notamment proposés par l’INRS pour certaines activités.
Cependant, « gratuit » ne signifie pas nécessairement « sans coût » : la réalisation en interne nécessite du temps et des compétences.
Peut-on utiliser un modèle de DUERP ?
Oui, un modèle peut servir de support. Mais il doit être adapté aux activités et aux situations de travail de l’entreprise. Un modèle générique ne peut pas remplacer l’évaluation des risques.
Quand faut-il mettre à jour le DUERP ?
Dans les entreprises d’au moins 11 salariés, la mise à jour doit être réalisée au moins une fois par an. Des mises à jour sont également nécessaires en cas de changement important des conditions de travail ou lorsqu’une nouvelle information concernant un risque est portée à la connaissance de l’employeur, quel que soit l’effectif.
Est-il obligatoire de faire appel à un consultant QHSE?
Non. L’intervention d’un consultant extérieur n’est pas obligatoire.
Elle peut néanmoins être particulièrement utile pour bénéficier d’une expertise, d’une méthodologie et d’un regard indépendant sur les risques professionnels de l’entreprise.
Pourquoi faire appel à un consultant QHSE pour son DUERP ?
Un consultant peut aider à analyser les situations de travail, identifier les risques moins visibles, structurer l’évaluation, hiérarchiser les priorités et construire un plan d’action adapté.
Son principal intérêt est de permettre à l’entreprise de prendre du recul et d’aller au-delà d’un simple document réglementaire.
Conclusion : le DUERP, un outil de prévention avant d’être une obligation
Savoir comment faire un DUERP est une première étape. Mais l’enjeu principal est de réaliser une évaluation qui corresponde réellement aux conditions de travail de l’entreprise.
Un bon DUERP doit permettre de répondre à trois questions :
Quels sont les risques ?
Quels salariés sont concernés ?
Que pouvons-nous faire pour réduire ces risques ?
C’est pourquoi la réalisation d’un DUERP ne devrait pas être réduite à un tableau ou à un modèle téléchargé en ligne.
L’accompagnement d’un consultant extérieur permet d’apporter un regard indépendant, une méthodologie structurée et une analyse centrée sur le travail réel. Il peut également aider l’entreprise à transformer son évaluation en un plan d’action concret et priorisé.
Vous souhaitez créer, mettre à jour ou améliorer votre DUERP ?
Maxime Delattre, consultant QHSE en Nouvelle Aquitaine et Haute Garonne
À travers Movens Prévention, Maxime Delattre accompagne les entreprises dans leurs problématiques de prévention des risques professionnels et de conformité QHSE.
Consultant QHSE à Bordeaux, il intervient notamment auprès des entreprises de Nouvelle Aquitaine et de Haute garonne sur des problématiques telles que le DUERP, le MASE, les audits HSE/QHSE, la réglementation SST, le transport ou encore les ICPE.
Son approche repose sur l’observation des réalités du terrain, l’identification des risques et la mise en œuvre de solutions adaptées à l’activité et à l’organisation de chaque entreprise.

