Le référentiel MASE V2024 constitue un cadre structurant pour les entreprises qui souhaitent améliorer durablement leur organisation en matière de Santé, Sécurité et Environnement (SSE).
Mais lorsqu’on découvre le référentiel pour la première fois, certaines questions reviennent souvent : Quels sont les 5 axes du MASE ? Que demandent-ils concrètement ? Comment les appliquer dans son entreprise ?
L’objectif du MASE n’est pas simplement de produire des procédures ou de préparer un audit. Il s’agit avant tout de mettre en place un système de management SSE efficace, vivant et adapté à la réalité du terrain.
Dans cet article, nous vous expliquons simplement le référentiel MASE V2024 et ses 5 axes, afin de mieux comprendre la logique de cette démarche et les actions à mettre en place.
Qu’est-ce que le référentiel MASE V2024 ?
Le MASE, pour Manuel d’Amélioration Sécurité des Entreprises, propose un système de management visant à améliorer la prévention des risques et la performance des entreprises en matière de Santé, Sécurité et Environnement.
Le référentiel MASE V2024 donne aux entreprises un cadre pour structurer leur démarche SSE.
Concrètement, il permet notamment de :
- définir une organisation claire en matière de prévention ;
- impliquer la direction dans la démarche SSE ;
- développer les compétences des salariés ;
- mieux préparer et organiser les interventions ;
- maîtriser les risques liés aux activités ;
- mesurer l’efficacité des actions mises en place ;
- inscrire l’entreprise dans une démarche d’amélioration continue.
Le référentiel repose sur une idée essentielle : la sécurité ne doit pas être uniquement gérée dans des documents. Elle doit être intégrée dans l’organisation et dans les pratiques quotidiennes de l’entreprise.
Pour structurer cette démarche, le référentiel MASE V2024 s’articule autour de 5 axes complémentaires.
Plus d’explication sur la certification MASE dans cet article.
Pourquoi une nouvelle version du référentiel MASE en 2024 ?
Le référentiel MASE V2024 succède à la version 2014, qui a constitué pendant près de dix ans le cadre de référence pour les entreprises engagées dans une démarche de management Santé, Sécurité et Environnement (SSE).
Après une décennie d’utilisation, il était nécessaire de faire évoluer le référentiel afin de tenir compte des retours d’expérience, des pratiques observées sur le terrain et de l’évolution des enjeux liés à la prévention.
L’objectif de cette nouvelle version n’est pas de bouleverser complètement le système MASE. Au contraire, le référentiel MASE V2024 conserve les fondements de la version précédente, tout en faisant évoluer certaines exigences et en renforçant plusieurs dimensions opérationnelles.
Une évolution du référentiel MASE V2014
La version 2014 avait déjà marqué une évolution importante du référentiel, notamment en renforçant la prise en compte de la Santé, de l’Environnement et de la culture SSE.
Avec la version 2024, le MASE poursuit cette démarche.
L’ambition est d’intégrer les enseignements tirés de plusieurs années d’application du référentiel et d’introduire de nouveaux outils ou approches issus des meilleures pratiques observées dans les entreprises.
Cette évolution permet notamment de mieux prendre en compte :
- les réalités du travail sur le terrain ;
- les facteurs humains et organisationnels ;
- les enjeux liés à la santé et à l’environnement ;
- la préparation concrète des interventions ;
- l’efficacité réelle du système de management SSE.
Le passage du MASE V2014 au MASE V2024 s’inscrit donc dans une logique de continuité et d’amélioration.
Les 5 axes du MASE restent au cœur du référentiel
L’un des principaux éléments de continuité est le maintien des 5 axes du référentiel MASE.
La structure générale du système reste donc identique :
- L’engagement de la direction de l’entreprise ;
- Les compétences et qualifications professionnelles ;
- L’organisation du travail ;
- L’efficacité du système de management ;
- Le bilan et l’amélioration continue.
Ces cinq axes continuent de former la colonne vertébrale du système de management SSE.
Cette continuité est importante pour les entreprises déjà engagées dans une démarche MASE : elles ne repartent pas de zéro.
En revanche, elles doivent analyser les évolutions du nouveau référentiel MASE 2024 afin d’adapter leur organisation, leurs pratiques et leurs outils aux nouvelles exigences.
Une adaptation aux enjeux actuels de la prévention
Le monde du travail et les pratiques de prévention évoluent.
Les entreprises doivent aujourd’hui faire face à des organisations plus complexes, à des contraintes opérationnelles importantes et à des attentes croissantes en matière de Santé, de Sécurité et d’Environnement.
Le référentiel MASE V2024 cherche donc à mieux intégrer ces réalités.
La nouvelle version renforce notamment la prise en compte :
- de la santé au travail ;
- de la protection de l’environnement ;
- de la culture SSE ;
- des facteurs organisationnels et humains ;
- des comportements et des pratiques sur le terrain.
L’introduction des facteurs organisationnels et humains (FOH) constitue notamment une évolution importante.
La prévention des risques ne dépend pas uniquement de procédures, de consignes ou d’équipements.
Elle dépend également de nombreux facteurs liés à l’organisation du travail et aux comportements humains.
Par exemple :
- la qualité de la communication ;
- la transmission des informations ;
- la préparation des interventions ;
- les conditions dans lesquelles le travail est réalisé ;
- la coordination entre les différents acteurs ;
- la capacité des équipes à détecter et signaler une situation dangereuse.
Cette approche permet de mieux comprendre que la prévention ne repose pas uniquement sur le respect de règles écrites.
Elle doit également tenir compte de la réalité du travail et des situations rencontrées par les salariés.
Un renforcement des dimensions opérationnelles et terrain
L’une des évolutions majeures du référentiel MASE V2024 concerne la valorisation des questions liées au terrain.
Les axes 3 et 4, consacrés respectivement à l’organisation du travail et à l’efficacité du système de management, bénéficient d’un renforcement particulier.
Cette évolution traduit une volonté claire : s’assurer que le système de management SSE ne reste pas uniquement documentaire.
Une entreprise peut disposer :
- d’une politique SSE ;
- de procédures ;
- d’analyses de risques ;
- de plans d’action ;
- de documents de suivi.
Mais la véritable question reste :
Ces dispositifs sont-ils réellement connus, appliqués et efficaces sur le terrain ?
C’est tout l’enjeu de la nouvelle version du référentiel.
Le MASE V2024 accorde une attention renforcée à la manière dont la prévention est concrètement intégrée dans le travail quotidien.
La « mise au travail » : une nouvelle dimension importante
Parmi les évolutions introduites dans la version 2024 figure également la notion de « mise au travail », parfois appelée pré-job briefing.
Cette étape consiste à s’assurer, avant la réalisation d’une tâche ou d’une intervention, que les équipes disposent des informations nécessaires.
Elle permet notamment de vérifier :
- la compréhension du travail à réaliser ;
- les risques associés à l’intervention ;
- les mesures de prévention prévues ;
- les consignes applicables ;
- la répartition des rôles ;
- les éventuelles difficultés ou particularités de la situation.
Cette approche renforce la préparation des interventions.
Elle permet également de créer un temps d’échange entre les personnes concernées avant le démarrage du travail.
L’objectif est simple : éviter que les équipes découvrent les risques ou les difficultés une fois l’intervention commencée.
Des exigences plus clairement identifiées
La version 2024 apporte également davantage de visibilité sur certaines exigences.
Les exigences considérées comme incontournables sont notamment mises en évidence dans le référentiel.
Cette évolution permet aux entreprises de mieux identifier les éléments qui nécessitent une attention particulière dans leur démarche de préparation et de déploiement.
Pour une entreprise, il est donc important de ne pas se limiter à une simple lecture globale du référentiel.
Il est nécessaire d’analyser précisément :
- les exigences applicables à son activité ;
- les évolutions par rapport à la version précédente ;
- les pratiques déjà en place ;
- les éventuels écarts ;
- les actions à mettre en œuvre.

Les 5 axes du référentiel MASE V2024
Les cinq axes du référentiel forment une véritable logique de management.
On peut les résumer simplement ainsi :
La direction s’engage → les équipes développent leurs compétences → le travail est organisé → le système est évalué → l’entreprise s’améliore.
Chaque axe joue un rôle précis, mais tous sont liés.
| Axe | Thématique | Objectif |
|---|---|---|
| Axe 1 | Engagement de la direction | Donner une orientation claire à la démarche SSE |
| Axe 2 | Compétences et qualifications | S’assurer que les équipes disposent des compétences nécessaires |
| Axe 3 | Organisation du travail | Préparer et réaliser le travail en maîtrisant les risques |
| Axe 4 | Efficacité du système | Vérifier que le système SSE fonctionne réellement |
| Axe 5 | Bilan et amélioration continue | Progresser durablement grâce au retour d’expérience |
Voyons maintenant ces cinq axes plus en détail.
Axe 1 : l’engagement de la direction
Le premier axe du référentiel MASE V2024 concerne l’engagement de la direction.
C’est le point de départ de toute démarche SSE.
Une politique de sécurité efficace ne peut pas reposer uniquement sur le responsable QHSE, le préventeur ou quelques personnes particulièrement impliquées. Pour fonctionner durablement, la démarche doit être portée par la direction.
La direction donne le cap
L’entreprise doit définir une véritable orientation en matière de Santé, Sécurité et Environnement.
Cela implique notamment de :
- définir une politique SSE ;
- fixer des objectifs ;
- identifier les responsabilités de chacun ;
- attribuer les moyens nécessaires ;
- organiser le pilotage de la démarche ;
- communiquer auprès des équipes ;
- suivre les résultats.
L’engagement de la direction doit être concret.
Il ne suffit pas d’afficher une politique sécurité sur un panneau ou de signer un document. Les collaborateurs doivent percevoir que la prévention fait réellement partie des priorités de l’entreprise.
Un exemple concret
Si une entreprise affirme que la sécurité est une priorité, mais que les équipes sont régulièrement contraintes de travailler dans l’urgence sans préparation suffisante, le message envoyé aux salariés est contradictoire.
À l’inverse, une direction engagée va intégrer la prévention dans ses décisions quotidiennes.
Elle va notamment s’interroger sur :
- les moyens disponibles ;
- la charge de travail ;
- les compétences nécessaires ;
- les risques liés aux interventions ;
- les remontées du terrain ;
- les actions à engager pour améliorer la situation.
En résumé : sans engagement réel de la direction, la démarche MASE restera théorique.
Axe 2 : les compétences et qualifications professionnelles
Le deuxième axe du référentiel MASE V2024 concerne les compétences et les qualifications professionnelles.
Pour travailler en sécurité, un salarié doit disposer des connaissances et des compétences adaptées à son activité.
La prévention repose donc en partie sur la capacité de l’entreprise à s’assurer que chaque personne sait :
- ce qu’elle doit faire ;
- comment elle doit le faire ;
- quels risques elle peut rencontrer ;
- quelles mesures de prévention elle doit appliquer.
Le savoir, le savoir-faire et le savoir-être
La compétence ne se limite pas à suivre une formation.
Une personne compétente doit combiner plusieurs dimensions :
Le savoir : connaître les règles, les risques et les principes applicables.
Le savoir-faire : être capable de réaliser correctement une tâche ou une intervention.
Le savoir-être : adopter un comportement adapté et responsable face aux situations rencontrées.
Cette approche est particulièrement importante dans les activités où les salariés interviennent dans des environnements variés ou à risques.
Former, accompagner et vérifier
La démarche MASE implique donc de structurer la gestion des compétences.
L’entreprise doit notamment s’intéresser :
- à l’accueil des nouveaux salariés ;
- à l’intégration des intérimaires ;
- aux formations ;
- aux habilitations ;
- aux qualifications ;
- au maintien des compétences ;
- à la transmission des savoirs ;
- à l’accompagnement sur le terrain.
Un salarié peut avoir suivi une formation sans pour autant maîtriser parfaitement une situation de travail.
C’est pourquoi l’accompagnement et l’observation des pratiques sont essentiels.
L’objectif n’est pas uniquement de cocher une case “formation réalisée”, mais de s’assurer que les compétences sont réellement mobilisées sur le terrain.
Axe 3 : l’organisation du travail et la maîtrise des risques
Le troisième axe est particulièrement concret : il concerne l’organisation du travail et la maîtrise des risques.
C’est ici que la démarche SSE prend véritablement vie sur le terrain.
L’objectif est de s’assurer que les travaux et les interventions sont préparés et réalisés dans des conditions permettant de maîtriser les risques.
La prévention commence avant l’intervention
Une intervention bien préparée permet d’anticiper de nombreuses situations dangereuses.
Avant de commencer un travail, il est nécessaire de se poser les bonnes questions :
- Quel travail doit être réalisé ?
- Quels sont les risques ?
- Qui intervient ?
- Quelles compétences sont nécessaires ?
- Quels moyens doivent être utilisés ?
- Quelles mesures de prévention doivent être mises en place ?
- Quelles consignes doivent être communiquées ?
Cette préparation est essentielle, en particulier lorsque les salariés interviennent sur des sites industriels ou dans des environnements présentant des risques spécifiques.
L’analyse des risques au cœur de la démarche
L’entreprise doit être capable d’identifier les risques liés à ses activités.
Cela peut concerner, par exemple :
- les chutes de hauteur ;
- les risques électriques ;
- les manutentions ;
- les équipements de travail ;
- les produits dangereux ;
- la circulation ;
- les travaux en hauteur ;
- les espaces confinés ;
- la coactivité.
Mais identifier un risque ne suffit pas.
Il faut ensuite définir et appliquer des mesures de prévention adaptées.
La réalité du terrain doit être prise en compte
Une démarche MASE efficace ne peut pas être construite uniquement depuis un bureau.
Les situations réelles rencontrées par les salariés doivent être prises en compte.
Les équipes peuvent notamment faire remonter :
- des situations dangereuses ;
- des difficultés d’organisation ;
- des écarts ;
- des anomalies ;
- des presque-accidents ;
- des idées d’amélioration.
Ces informations sont précieuses.
Elles permettent d’améliorer l’organisation et de prévenir la répétition de situations à risque.
L’objectif de l’axe 3 est donc simple : organiser le travail pour que la prévention soit intégrée avant, pendant et après l’intervention.
Axe 4 : l’efficacité du système de management
Mettre en place une organisation, des procédures et des actions de prévention ne garantit pas automatiquement leur efficacité.
C’est précisément l’objectif du quatrième axe du référentiel MASE V2024 : vérifier que le système fonctionne réellement.
Vérifier ce qui se passe réellement
Une entreprise doit être capable de répondre à plusieurs questions :
- Les règles définies sont-elles appliquées ?
- Les actions prévues ont-elles été réalisées ?
- Les salariés connaissent-ils les consignes ?
- Les mesures de prévention sont-elles efficaces ?
- Les objectifs sont-ils atteints ?
- Existe-t-il des écarts entre les pratiques prévues et la réalité ?
Pour répondre à ces questions, différentes méthodes peuvent être utilisées.
Les outils de suivi
L’entreprise peut notamment s’appuyer sur :
- des audits ;
- des visites terrain ;
- des contrôles ;
- des indicateurs ;
- des observations ;
- des entretiens avec les salariés ;
- le suivi des actions.
L’objectif n’est pas de contrôler pour sanctionner.
Il s’agit avant tout de comprendre si le système de management SSE produit les résultats attendus.
Mesurer pour mieux agir
Les indicateurs peuvent aider l’entreprise à suivre l’évolution de sa démarche.
Mais attention : un bon système de management ne se résume pas à quelques chiffres.
Les données doivent être analysées et mises en perspective.
Par exemple, une diminution du nombre d’accidents ne signifie pas nécessairement que tous les risques sont maîtrisés.
Il est également important d’observer :
- les situations dangereuses remontées ;
- les presqu’accidents ;
- les écarts constatés ;
- les actions en retard ;
- les résultats des audits ;
- les retours des équipes.
L’efficacité du système se mesure autant par la qualité des pratiques que par les résultats obtenus.
Axe 5 : le bilan et l’amélioration continue
Le cinquième axe concerne le bilan et l’amélioration continue.
C’est l’étape qui permet à l’entreprise de prendre du recul sur sa démarche.
Après avoir défini des objectifs, mis en place des actions et évalué leur efficacité, il est nécessaire d’analyser les résultats.
Faire le bilan
L’entreprise peut notamment analyser :
- les résultats obtenus ;
- les accidents et incidents ;
- les situations dangereuses ;
- les résultats des audits ;
- les écarts identifiés ;
- les actions réalisées ;
- les actions restant à mettre en œuvre ;
- les remontées du terrain.
Ce bilan permet d’identifier les points forts et les axes de progrès.
Tirer les enseignements de l’expérience
Chaque événement peut être une source d’apprentissage.
Un accident, un incident ou un presque-accident doit permettre de mieux comprendre ce qui s’est passé.
L’objectif n’est pas uniquement de rechercher une erreur individuelle.
Il faut également analyser les causes plus globales :
- l’organisation ;
- la préparation ;
- les compétences ;
- les moyens disponibles ;
- la communication ;
- les conditions de travail.
Cette approche permet de mettre en place des actions plus pertinentes et plus durables.
Entrer dans une véritable logique d’amélioration continue
L’amélioration continue signifie que la démarche SSE évolue en permanence.
Le cycle peut être résumé simplement :
Observer → Analyser → Corriger → Vérifier → Améliorer.
Une entreprise ne doit donc pas considérer la certification MASE comme un objectif final.
La certification constitue une étape dans une démarche plus large : faire progresser durablement la prévention et la culture SSE.
Comment retenir simplement les 5 axes du référentiel MASE V2024 ?
Pour retenir facilement la logique des cinq axes, vous pouvez utiliser cette phrase :
La direction s’engage, les équipes développent leurs compétences, le travail est organisé, le système est évalué et l’entreprise s’améliore.
Ou encore :
1. S’engager
La direction définit et pilote la démarche.
2. Développer les compétences
Les salariés disposent des connaissances et qualifications nécessaires.
3. Organiser le travail
Les interventions sont préparées et les risques sont maîtrisés.
4. Évaluer
L’entreprise vérifie que son système fonctionne efficacement.
5. Améliorer
Les résultats et retours d’expérience permettent de progresser.
Cette logique permet de comprendre que les cinq axes ne fonctionnent pas indépendamment les uns des autres.
Ils constituent un véritable système.
Les 5 axes MASE : une démarche d’amélioration continue
Le référentiel MASE V2024 ne doit pas être considéré comme une simple liste d’exigences.
Les cinq axes sont liés entre eux.
Prenons un exemple.
La direction décide d’améliorer la prévention des risques liés aux interventions.
Pour atteindre cet objectif, elle doit :
Axe 1 : définir son engagement et les moyens nécessaires.
Axe 2 : s’assurer que les salariés disposent des compétences adaptées.
Axe 3 : organiser les interventions et analyser les risques.
Axe 4 : vérifier que les mesures mises en place sont efficaces.
Axe 5 : analyser les résultats et améliorer le dispositif.
On retrouve ainsi une véritable boucle d’amélioration continue.
Cette vision globale est essentielle pour réussir sa démarche MASE.
Comment préparer son entreprise au référentiel MASE V2024 ?
La mise en place d’une démarche MASE demande de la méthode.
Chaque entreprise possède son propre contexte :
- son activité ;
- ses métiers ;
- son organisation ;
- ses risques ;
- ses clients ;
- ses sites d’intervention ;
- son niveau de maturité en matière de prévention.
Il n’existe donc pas de système MASE identique pour toutes les entreprises.
La démarche doit être adaptée à la réalité de l’organisation.
Réaliser un diagnostic initial
La première étape consiste à analyser la situation existante.
L’entreprise dispose souvent déjà de nombreux éléments :
- document unique ;
- procédures ;
- accueils sécurité ;
- formations ;
- plans d’action ;
- analyses de risques ;
- indicateurs ;
- audits ;
- causeries ;
- visites terrain.
Le diagnostic permet d’identifier ce qui existe déjà et ce qui doit être structuré ou amélioré.
Identifier les écarts
Il est ensuite nécessaire de comparer les pratiques de l’entreprise avec les attentes du référentiel MASE V2024.
Cette étape permet d’identifier :
- les points conformes ;
- les pratiques existantes à améliorer ;
- les éléments manquants ;
- les priorités d’action.
Construire un plan d’action réaliste
Une erreur fréquente consiste à vouloir tout mettre en place en même temps.
Il est préférable de construire un plan d’action progressif.
Les actions doivent être priorisées en fonction :
- des risques ;
- des exigences du référentiel ;
- de la maturité de l’entreprise ;
- des moyens disponibles.
Impliquer les équipes
Une démarche MASE ne peut pas reposer sur une seule personne.
La direction, l’encadrement et les salariés doivent être impliqués.
L’objectif est de faire du système SSE un outil utile pour les équipes.
Les documents, procédures et outils doivent faciliter le travail, et non créer une charge administrative inutile.
Mesurer et améliorer
Enfin, l’entreprise doit suivre l’avancement de sa démarche et mesurer les résultats.
Les actions doivent être régulièrement évaluées.
Cette approche permet de construire progressivement un système SSE solide et durable.
Cet article vous aidera à vous préparer pour la certification MASE

Pourquoi se faire accompagner par un consultant MASE ?
Mettre en place ou faire évoluer un système de management selon le référentiel MASE V2024 peut représenter un véritable défi.
Les entreprises doivent à la fois :
- comprendre les exigences du référentiel ;
- analyser leur organisation ;
- identifier les écarts ;
- mettre en place des actions adaptées ;
- structurer leur système documentaire ;
- mobiliser les équipes ;
- préparer l’entreprise à l’audit.
C’est pourquoi l’accompagnement par un consultant MASE peut être particulièrement utile.
Prendre du recul sur son organisation
Lorsqu’on travaille quotidiennement dans une entreprise, il n’est pas toujours facile d’identifier les points faibles de son organisation.
Un regard extérieur permet de prendre du recul.
Le consultant peut aider à :
- analyser les pratiques existantes ;
- identifier les écarts ;
- repérer les priorités ;
- proposer des pistes d’amélioration.
Gagner du temps dans sa démarche MASE
Le référentiel MASE demande une approche structurée.
Sans accompagnement, les entreprises peuvent consacrer beaucoup de temps à interpréter les exigences ou à créer des documents qui ne répondent pas réellement à leurs besoins.
Un accompagnement permet de structurer la démarche et d’avancer de manière plus efficace.
L’objectif n’est pas de produire davantage de documents.
L’objectif est de construire un système utile, cohérent et adapté à l’entreprise.
Préparer efficacement l’audit MASE
La préparation à l’audit constitue également une étape importante.
L’entreprise doit être capable de démontrer que son système de management existe, mais surtout qu’il fonctionne et qu’il est réellement appliqué.
Un accompagnement peut permettre de préparer cette étape grâce notamment à :
- un diagnostic ;
- l’identification des écarts ;
- le suivi du plan d’action ;
- la préparation des équipes ;
- des audits ou évaluations internes.
Movens Prévention : un accompagnement pour votre démarche MASE
Faire appel à Movens Prévention, consultant spécialisé dans la prévention et l’accompagnement des entreprises, permet de bénéficier d’un regard extérieur pour structurer et faire progresser votre démarche.
Chez Movens Prévention, à Bordeaux et en nouvelle Aquitaine ou à Toulouse et en Haute Garonne, nous vous accompagnons du diagnostic initial à l’audit final de certification et même après !
L’accompagnement peut être adapté au niveau de maturité de votre entreprise et à vos objectifs.
Que vous soyez :
- au début de votre démarche ;
- en préparation d’une certification MASE ;
- en transition vers le référentiel MASE V2024 ;
- en préparation d’un audit ;
- ou dans une démarche d’amélioration de votre système SSE,
Movens Prévention peut vous accompagner dans l’analyse de votre organisation et la structuration d’une démarche adaptée à vos activités et à vos enjeux.
L’accompagnement d’un consultant MASE présente un avantage essentiel : adapter les exigences du référentiel à la réalité de l’entreprise.
Une démarche efficace ne consiste pas à copier un système existant.
Elle doit tenir compte :
- de vos métiers ;
- de vos activités ;
- de vos risques ;
- de votre organisation ;
- de vos équipes ;
- de votre fonctionnement sur le terrain.
L’objectif est de construire une démarche SSE qui soit à la fois conforme aux attentes du référentiel et réellement utile au quotidien.
Référentiel MASE V2024 : ce qu’il faut retenir
Le référentiel MASE V2024 repose sur cinq axes complémentaires qui permettent de structurer une démarche de management Santé, Sécurité et Environnement.
Retenons l’essentiel :
1. La direction s’engage.
Elle donne une orientation claire et fournit les moyens nécessaires à la démarche SSE.
2. Les équipes développent leurs compétences.
Les salariés doivent disposer des connaissances, qualifications et compétences nécessaires pour travailler en sécurité.
3. Le travail est organisé.
Les risques doivent être anticipés et les interventions préparées.
4. Le système est évalué.
L’entreprise doit vérifier que les actions mises en place sont réellement efficaces.
5. L’entreprise s’améliore.
Le bilan et le retour d’expérience permettent de faire progresser continuellement la démarche.
La logique du MASE peut donc être résumée en cinq mots :
S’engager → Développer les compétences → Organiser → Évaluer → Améliorer.
La réussite d’une démarche MASE repose avant tout sur sa capacité à vivre dans l’entreprise et sur le terrain.
Plus qu’un objectif de certification, le référentiel MASE V2024 doit être considéré comme une opportunité de structurer durablement la prévention et de développer une véritable culture Santé, Sécurité et Environnement.
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Maxime Delattre, consultant MASE en Nouvelle Aquitaine et Haute Garonne
À travers Movens Prévention, Maxime Delattre accompagne les entreprises dans leurs problématiques de prévention des risques professionnels et de conformité QHSE.
Consultant QHSE à Bordeaux et Toulouse, il intervient notamment auprès des entreprises de Nouvelle Aquitaine et de Haute Garonne sur des problématiques telles que le DUERP, le MASE, les audits HSE/QHSE, la réglementation SST, le transport ou encore les ICPE.
Son approche repose sur l’observation des réalités du terrain, l’identification des risques et la mise en œuvre de solutions adaptées à l’activité et à l’organisation de chaque entreprise.
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L’objectif : vous aider à construire une démarche SSE structurée, pragmatique et durable, en donnant du sens aux exigences du référentiel MASE V2024.
FAQ – Référentiel MASE V2024
MASE V2014 vs V2024 : faut-il tout recommencer ?
La réponse est non.
Le passage de la MASE V2014 à la MASE V2024 ne signifie pas qu’une entreprise doit reconstruire entièrement son système de management.
Les fondements du référentiel restent les mêmes, notamment grâce au maintien des cinq axes.
En revanche, il est nécessaire de réaliser une véritable analyse des évolutions.
Une entreprise déjà engagée dans une démarche MASE doit notamment se demander :
- Quelles sont les nouvelles exigences ?
- Quels outils doivent évoluer ?
- Certaines pratiques doivent-elles être renforcées ?
- Comment mieux intégrer les réalités du terrain ?
- Comment prendre en compte les facteurs organisationnels et humains ?
- Comment intégrer efficacement la mise au travail ?
- Le système de management est-il réellement vivant et efficace ?
C’est ici qu’un diagnostic de transition vers le référentiel MASE V2024 peut être particulièrement utile.
Quels sont les 5 axes du référentiel MASE V2024 ?
Les cinq axes du référentiel MASE V2024 concernent :
- l’engagement de la direction ;
- les compétences et qualifications professionnelles ;
- l’organisation du travail et la maîtrise des risques ;
- l’efficacité du système de management ;
- le bilan et l’amélioration continue.
Qu’est-ce que le référentiel MASE V2024 ?
Le référentiel MASE V2024 est un cadre permettant aux entreprises de structurer leur système de management en matière de Santé, Sécurité et Environnement. Il repose sur cinq axes complémentaires visant à améliorer la prévention et à inscrire l’entreprise dans une démarche d’amélioration continue.
À quoi sert le référentiel MASE ?
Le référentiel MASE permet de structurer une démarche de prévention des risques et de management SSE. Il aide notamment l’entreprise à organiser sa politique de prévention, développer les compétences, maîtriser les risques, évaluer son système et améliorer ses pratiques.
Comment préparer une démarche MASE ?
La préparation d’une démarche MASE passe généralement par plusieurs étapes : réaliser un diagnostic initial, identifier les écarts, définir un plan d’action, impliquer les équipes, mettre en place les actions nécessaires et mesurer régulièrement leur efficacité.
Pour en savoir plus, ce guide complet et cet article vous aideront à préparer votre démarche de certification MASE
Pourquoi faire appel à un consultant MASE ?
Un consultant MASE apporte un regard extérieur et une méthodologie pour aider l’entreprise à comprendre les exigences du référentiel, identifier les écarts et structurer sa démarche. L’accompagnement permet également d’adapter le système de management à la réalité de l’entreprise et de préparer plus efficacement les différentes étapes de la démarche.

